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« Mais les campings ne sont pas ici concernés »




Sud Ouest, le 21 février 2015
 
Le Conservatoire du littoral a tenté de rassurer les chasseurs et les campings.

Ce jeudi soir, dans la salle Maugis de La Teste-de-Buch, Guillemette Rolland, la déléguée régionale du Conservatoire du littoral, affronte une assistance dans l'ensemble méfiante, voire hostile. Elle présente la procédure d'expropriation qui va être menée sur la Dune du Pilat afin, dit-elle, de mieux la protéger et de mieux y organiser l'afflux des visiteurs.

Outre les adhérents de l'Association de défense des droits d'usage et de la forêt usagère (Addufu) qui craignent de voir ces droits menacés par cette procédure (lire en page Gironde), des chasseurs sont là, mais aussi des propriétaires de parcelles, et des propriétaires et gérants des campings de la Dune.

« Il ne s'agit pas d'interdire »

Ces derniers sont inquiets. Très inquiets. Stéphane Carella, du Pyla Camping, le dit : « J'ai acheté 28 hectares et ça se rétrécit d'année en année. Nous sommes voués à être ensevelis. On le savait, mais quand même. Les parapentes sont importants pour nous, hors saison. Et ils vont être soumis à autorisation. Le syndicat mixte de la Dune est contre le tourisme de masse. »

Guillemette Rolland répond d'abord une chose : « Les campings ne sont pas ici concernés. Ils ne sont pas dans la procédure d'expropriation. Vous aurez toujours vos accès à la mer. Quant aux parapentes, il ne s'agit pas de les interdire, mais d'organiser cette activité. » Elle promet d'organiser une réunion sur place avec eux.

Et puis Maria de Vos, la directrice du syndicat mixte, qui gère la Dune, est aussi là : « Les parapentes sont soumis à autorisation parce que la Dune est un site classé. Et quand nous mettons en place l'escalier, nous aussi devons demander l'autorisation. »

Certains propriétaires de parcelles sont aussi dans la salle. Et ils ne comprennent pas. Malgré les mots rassurants de Guillemette Rolland : « Expropriation est un mot fort. C'est lourd et c'est coûteux. Mais c'est un processus mis en place il y a 25 ans, avec un système de préemption sur un périmètre travaillé avec les collectivités locales. Pour le moment, le conservatoire n'a acquis que 81 hectares. » Une propriétaire met les pieds dans le plat : « Pourquoi imposer de vendre à des gens qui ne le veulent pas ? »

« Et si ça leur plaît ? »

« Les propriétaires ne peuvent rien faire sur ces propriétés », répond Guillemette Rolland. « Et si ça leur plaît ? » rétorque quelqu'un. Certes, mais d'autres propriétaires n'attendent que ça : vendre.

Au début de la réunion, Guillemette Rolland avait rappelé que le Conservatoire était ici l'opérateur foncier du programme de protection et de mise en valeur de la dune mené par le Syndicat mixte : « Cette maîtrise foncière est indispensable pour gérer le site, pour qu'il soit protégé, propre et cohérent. Et le conservatoire achète des propriétés dont les propriétaires ne bénéficient pas. »

Enfin, les chasseurs prennent la parole. Ils ont peur que les droits de chasse soient restreints après que le conservatoire ait acheté. « Il n'y a pas de restriction du droit de chasse sur les terrains du Conservatoire, assure Guillemette Rolland. Simplement, quand il y a du public, les règles doivent être respectées. Si une activité de chasse n'a pas fait l'objet d'observation particulière, il n'y a pas de raison de l'enlever. » Mais certains doutent encore : « Quand vous avez acheté Camicas, il y a eu des restrictions ensuite. »
 

 












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