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Les blockhaus, ces vestiges aux trésors insoupçonnés

Mercredi 24 Janvier 2018




La période hivernale est idéale pour se balader le long des côtes, en particulier sur la plage de la Dune du Pilat, après le passage des tempêtes… Celles-ci façonnent le paysage, modélisent le sable à leur gré, et nous offrent parfois de beaux spectacles.

Au-delà des formes et sculptures insolites créées par les vents, vous observerez par tout temps de grands blocs de béton tout à fait au nord, et au sud de la dune du Pilat. Ces grands blocs de ciment sont en réalité ce qu’on appelle des blockhaus, vestiges de la seconde guerre mondiale. Ceux-ci ont été édifiés sur la dune littorale par l'armée allemande de 1943 à l'été 1944, afin de repousser un éventuel débarquement des alliés. Ils abritaient l'armement, les munitions, le matériel et le personnel.
 

Les blockhaus, ces vestiges aux trésors insoupçonnés





Mais dès la fin de l'été 1944, les allemands se replient et laissent derrière eux ces ouvrages à la merci de la nature. Soumis à des mécanismes atypiques et violents d'érosion côtière, ils sont aujourd'hui gisants sur les plages ou totalement immergés, à une profondeur pouvant atteindre 25 mètres comme c'est le cas au sud de la dune du Pilat, dans le secteur du Sabloney.

Véritables marqueurs temporels, ces étranges bunkers au départ étrangers à nos côtes font désormais partie intégrante du paysage et appartiennent à notre patrimoine historique, archéologique et biologique, ce que s’attache à étudier l’association GRAMASA  (Groupement de Recherches Archéologiques sur le Mur de l’Atlantique Secteur Arcachon). Nous ne pouvons évoquer ces vestiges de guerre, sans évoquer ce groupe de recherche qui s’intéresse et étudie les problématiques de gestion et de valorisation de ce patrimoine culturel ainsi que du patrimoine naturel qui lui est associé.

 

 
 
 
 




Patrimoine naturel, car en plus d’être directement observables sur la plage, certains blockhaus ont été engloutis par l’océan. Ceux-ci deviennent alors de formidables récifs artificiels pour la vie sous-marine, et abritent une faune marine extrêmement riches et variées (anémones, hermelles, congres, raies torpille, etc.). Le GRAMASA  s’est fixé pour missions d’étudier, de protéger et de faire découvrir au plus grand nombre la biodiversité captée par ces récifs de béton.

Voici donc les secrets que renferment ces mystérieux blocs grisonnants, parfois égayés par quelques graffitis les recouvrant partiellement…


 

Pour aller plus loin, et avoir accès aux travaux réalisés

par le GRAMASA : 
http://www.gramasa.fr/
 





 






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